Cas d’exclusion

Des parcours brisés

Un élève marchant dans un couloir d'école, avec d'autres élèves au loin, dans une ambiance en noir et blanc.

L’amorce de nos actions nous a permis de recueillir les témoignages de différentes familles confrontées à des refus, des redirections ou à des parcours imposés.

Les 3 cas présentés ici sont inspirés d’histoires réelles. Ils illustrent la diversité des barrières que peuvent rencontrer les enfants dans leur parcours scolaire.

1. Enfants avec difficultés d’apprentissage

Des enfants sont exclus de programmes publics à cause de leurs difficultés d’apprentissage, sans adaptation, sans nuance, sans égard à leur estime personnel.

Léon, 12 ans

Refusé au programme sport-études

Léon est dyslexique et dysorthographique. Il n’a pas été refusé au programme sport-études par manque de motivation ou de potentiel, mais parce qu’il n’a pas atteint la note de 74 % en français. Malgré une recommandation d’un neuropsychologue, aucune mesure compensatoire ne lui a été accordée.

2. Obligation de performance

Chaque année, des enfants reçoivent un message d’invalidité personnelle de la part des écoles sélectives.

Emma, 11 ans

Refusée au programme d’enseignement intermédiaire (PEI)

Emma vit avec de l’anxiété de performance. Elle a échoué à l’examen d’entrée. L’école n’a pas voulu tenir compte de sa moyenne générale. Aujourd’hui, séparée de ses meilleures amies, elle a perdu confiance en elle au point où ses parents regrettent de l’avoir encouragée à tenter sa chance.

3. Élèves issus de l’immigration

Les enfants issus de l’immigration sont sous-représentés dans les programmes pédagogiques particuliers. Le manque d’information ou la barrière de la langue excluent des familles entières du processus.

Andriy, 13 ans

Refusé d’une école à vocation artistique

Andriy est arrivé au Québec en 2022 avec sa famille, avec le statut de réfugié. Comme ses frères et sœurs, il joue de la musique (chacun des enfants maîtrise au moins deux instruments).
Mais lorsque ses parents ont voulu l’inscrire à l’école du quartier, ils ont appris qu’ils auraient dû assister à une séance d’information… plusieurs semaines plus tôt. Une information manquée. Une porte fermée.

Vous souhaitez témoigner de l’expérience de votre enfant ?